A la rentrée avec je l'espère des nouveautés !
Pinouac
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Une opinion n'est choquante que lorsqu'elle est une conviction.
Gourmont (Remy de)
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Je vous avais relaté il y a quelques mois de cela, la plainte déposée devant le Conseil supérieur de l'AFP par l'UMP reprochant à l'AFP de ne pas avoir traité l'un de ses
communiqués.
Et bien il y a quelques jours, le Conseil a rejeté la plainte, justifiant notamment que l'Agence "n'est soumise à aucune obligation statutaire de retranscription systématique des communiqués des
partis politiques dont elle est destinataire".
Pinouac
"Il faut créer les Etats-Unis d'Europe" disait Winston Churchill lors de son discours à l'université de Zurich en 1946. A cette époque, les diverses nations européennes sont encore bouleversées
des horreurs survenues les années précédentes : le fantôme de la guerre perdure. L'idée d'établir un climat de paix constant entre notamment la France et l'Allemagne s'affirme de plus
en plus et va donner naissance par diverses étapes successives à l'Union européenne, telle que nous la connaissons aujourd'hui (parmis les étapes plus connues, il y a le traité de Paris, les
traités de Rome, le traité de Masstricht, ceux d'Amsterdam et de Nice). Si l'objectif d'installer une paix perpétuelle au sein du continent européen est bel et bien réalisé, si
l'attractivité de cette Union ne peut être contestée compte tenu du nombre d'adhérents et de candidats, on ne peut nier le fait que les divers chefs d'Etat et de gouvernement des états
membres n'envisagent pas l'Europe de la même façon. D'ailleurs, si il vous arrive de lire tel ou tel traité, vous verrez qu'il s'y trouve tantôt des traits fédéraux, tantôt des traits
confédéraux, ce qui fait de l'Union européenne une construction politique originale. On dirait même que c'est une construction politique à géométrie variable.
Devant le nombre grandissant d'états membres, un traité constitutionnel rédigé notamment par Valérie Giscard d'Estaing, qui pour la petite histoire demandait une rémunération de 1000 euros par
jour (rien que ça !), avait été proposé aux citoyens européens. La suite vous la connaissez bien, les français et les néerlandais ont rejeté via un référendum ce traité en 2005. Deux ans plus
tard, Nicolas arriva, et en européen convaincu, proposa avec ses homologues le traité de Lisbonne qui a été signé au mois de Décembre de l'année dernière. La mécanique juridique démarre, ouvrant
la voie de la ratification à chacun des pays membres selon leurs règles constitutionnelles respectives. En France, Nicolas l'avait dit, cela se fera par voie parlementaire lors d'une session
extraordinaire du parlement réuni en congrès à Versailles. Sans doute avait-il peur du retour du pompier polonais qui avait défrayé la chronique en 2005. Ainsi, un seul pays a dévidé de passer
coûte que coûte par voie référendaire, l'Irelande. Et là, retournement de situation, les quelques modifications des traits fédéraux du nouveau traité (plus question de constitution, plus
d'hymne européen...) n'ont pas suffit pour que le "non" l'emporte assez largement. Le seul peuple appelé à se prononcer directement dit "non" au traité simplifié (trait d'humour européen). Si le
processus de ratification se poursuit, on laisse entendre que des dérogations sur quelques points du traité pourront être envisagées (clauses d'optong-out) avec l'Irelande (cela devient monnaie
courante que des dérogations apparaîssent entre état-membre et un traité). Mais, on voit bien que indépendamment de l'existence de débats nationaux portant sur tel ou tel rumeur, lancée
par je ne sais quel camp, un problème sous-jacent existe. Si il existe et c'est avéré, une divergence de vision de l'Union européenne entre les différents chefs d'état, peut-être existe-t-il
une également une différence dans la perception des institutions européennes et plus largement la notion d'Europe des dirigeants d'un état et celle de ses
concitoyens ? L'Europe vue de Bruxelles n'est sans doute pas la même de celle vue des citoyens pour qui l'Union européenne telle qu'elle est présentée par les médias ne se résume qu'à rédiger des
directives sanctionnatrices et j'exagère intentionnellement. Car il est surprenant de voir le décalage qu'il peut y avoir entre les dirigeants politiques qui voient la poursuite de
l'approfondissement de l'Union comme une opportunité, voire une obligation (ce qui n'est pas tout à fait faux à vrai dire) et des citoyens européens assez réticents et cela se voit surtout
dans les pays fondateurs de l'Union. Alors on peut passer des heures et des heures à se mettre à chercher toutes les raisons qui ont pour effet ce constat. Et pourtant, ça semble
apparemment si facile de comprendre que les choses se passeraient mieux si les hommes et les femmes (parité oblige) faisaient un peu plus de pédagogie (car au combien les textes
sont ambigüs), quitte à abandonner leur côté VRP. Le fait que la plupart des pays ont préféré opter pour une ratification parlementaire montre bien la crainte que ressententent les
différents dirigeants quant à l'avenir de cette Union et quelque soit l'argument présenté, les gens le savent bien. Peut-être que le temps où tout se décidait dans la bureaucratie
communautaire et selon leur seul et propre intérêt, voire leur vision est révolu ? L'Europe ne doit pas se résumer à Bruxelles ! Autant dire que d'année en année, l'Union européenne ne cesse
de s'essouffler. Cela peut notamment s'expliquer du fait de son caractère hybride qui fait d'elle plus qu'une confédération mais moins qu'une fédération (puisqu'elle respecte la
souveraineté nationale des différents états-membres qui la compose). A cela, les futures adhésions ne vont sans doute pas renverser la donne, et aujourd'hui quoiqu'il se passe, et
on peut s'en réjouir ou non, seul le traité de Lisbonne, par ses modifications institutionnelles (mode de vote du conseil de l'Union européenne...) peut améliorer une gestion à vingt-sept.
Enfin le "non" irlandais est une entrée en matière qui ne sera pas de tout repos pour Nicolas qui dans quelques semaines présidera l'Union européenne et cela jusque la fin du mois de
Décembre.
Au fait, je tiens à rassurer les quelques lecteurs de ce blog, ça balance est l'abris de toute tentative de pression élyséenne...comme quoi, ne pas être connu, ça a du bon !!!!
Cela faisait longtemps que je n'avais pas parlé de football, et je trouve que la demi-finale de Coupe de France (Lyon-Sedan) m'offre un bon prétexte. Remarquez la relégation du PSG aurait
également fait une belle entrée en matière. Vous savez ce club qui intéresse tant les chroniqueurs sportifs, c'est si c'était la fin du monde de voir le PSG en ligue 2. Ne vous y trompez pas, le
PSG c'est le club de la capitale, c'est un "gros"club avec des moyens quoiqu'on en dise importants. Vous voyez, si un club moins médiatique tombe, on s'en moque, qui plus est lorsque celui-ci
jouait précédemment en ligue 2 (Toulouse...).
Et bien moi, je dirai que ça remet les pendules à l'heure et que cela n'est pas si mal, même si voir le PSG en ligue 2 est aussi envisageable que la diffusion d'un programme culturel sur TF1
(je sais que canal + est l'un des actionnaires). Depuis quelques mois, on nous dresse un panel de corporatismes existants en France, et bien le monde du ballon rond également est
corporatiste. A croire que le foot ne se résume plus qu'aux sponsoring, marketing, produits dérivés, qu'à gagner des coupes pour gagner des sous, demander des primes et j'en passe. Le foot perd
tout son esprit. Non, c'est l'arbre qui cache la forêt, enfin j'espère ! Et la coupe de France l'a montré avec Carquefou, le foot n'est pas truqué, on n'a pas besoin d'argent pour
réussir... heu cela est a nuancer. En effet, selon la vidéo du tirage des demi-finales, la fédération semblait vouloir une finale L1 entre un PSG comateux et un OL contesté (vidéo difficile
à trouver, merci la censure). Le foot business est là, mais je fais confiance aux "petits" clubs pour se surpasser, redonner de l'éclat à ce championnat qui est, il faut le dire ennuyeux (ça
court pas, manque de punch).
A bons entendeurs salut,
Allez Sedan
Pinouac
Evolution du prix du baril (159 litres) de pétrole depuis ces trente dernières années

Ainsi, à la question de savoir si le prix du baril va encore augmenter de façon significative, le PDG de Total, Christophe de Margerie confiait au magazine Capital de Mars 2008 :
"Nous ne sommes pas au pic des réserves, mais au pic de la production. Et, comme la marge de manoeuvre est très faible, il suffit de peu de chose pour que les prix se tendent. Le baril
est retombé de 100 à 88, mais pas à 50, parce que les fondamentaux persistent : une forte croissance tirée par la Chine et l'Inde malgré un ralentissement aux Etats-Unis et en Europe,
l'absence de nouvelles capacités de production, des risques géopolitiques dans de nombreux pays producteurs en Afrique, en Amérique latine, au Moyen-Orient...Et les déclarations de certains
leaders politiques, notamment le président Bush, à l'égard de l'Iran, n'ont pas arrangé la situation. Il faut que les responsables qui se plaignent du pétrole cher assument les conséquences
de leur propos."
Ce n'est pas un scoop, le prix du baril de brent ne cesse d'augmenter depuis des années, jusqu'à passer la barrière symbolique des 100 dollars (113 dollars à l'heure actuelle). Parallèlement à
cela, les ménages français depuis pas moins d'un an, alertent le monde politique quant à leur pouvoir d'achat fragile.
Que faut-il en penser ?
D'un côté, la demande mondiale de pétrole est en perpétuelle progression, en outre alimentée par la croissance des pays notamment asiatiques. Et de l'autre, l'offre de pétrole sur le marché
reste constante (Monsieur Margerie résume bien la situation). Logiquement donc, la rareté de ce bien étant démontrée, les prix ne peuvent qu'augmenter. Oui, mais cela devient de plus en plus
difficile, pour les ménages français de suivre lorsqu'ils font leur plein d'essence. Ainsi, un nouveau débat est lancé concernant les taxes prélevées à la pompe. Car, le savez-vous, la TVA
(taxe sur la valeur ajoutée) et la TIPP (taxe intérieure sur les produits pétroliers) représentaient pas moins de 55% du prix du litre de diesel en 2007. Autant dire que cela n'est pas
négligeable mais est-ce une bonne idée ? Sans doute, à court terme, quoique cela serait une perte importante pour l'Etat. Mais cela aurait la potentialité de réalimenter la demande. Je veux dire
par là, que les ménages pourraient avoir tendance à revenir à un niveau de consommation tel qu'ils avaient auparavant.
Peut-être sommes-nous enfin arrivés à une époque charnière ? Une époque, où enfin, une prise de conscience est établie. Nous devons penser à l'après-pétrole comme jamais nous l'avons fait.
Les ménages notamment prennent conscience de cela car le prix à la pompe semble dépasser un seuil critique quant à leur revenu. En effet, si la courbe de demande de l'essence est très
inélastique, c'est-à-dire, que le niveau de la demande n'est pas fonction du prix pendant un certain temps, ce n'est plus d'actualité ces derniers temps.
L'après-pétrole est donc l'une des priorités des grands de ce monde. Quant à savoir si la prolifération de biocarburants de première génération (utilisant des produits agricoles) est une bonne
solution. Et bien, ne cela ne serait que déplacer le problème.
Ah les matières premières, quelle épopée !
Pinouac (wikipédia
et http://inflation.free.fr)
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