“Persepolis 2.0”, la BD anti Ahmadinejad

Publié le par Cappie...et la politique

Qui est Ahmadinejad?




né le 28 octobre 1956 à Aradan, un village proche de Garmsar, bourgade située à 90 km de Téhéran, est un homme politique iranien.

Maire de Téhéran du 3 mai 2003 au 28 juin 2005, il est aujourd'hui président de la République islamique d'Iran depuis le 3 août 2005, officiellement réélu le 12 juin 2009 pour un second mandat à l'issue d'un scrutin à la régularité fortement contestée par l'opposition

Il est membre de la Société islamique des ingénieurs, mais possède une base plus puissante dans l'Alliance des bâtisseurs de l'Iran islamique (Abadgaran) et est considéré comme un des personnages les plus importants de l'alliance des conservateurs.


Avec son arrivée à la mairie de Téhéran en 2003, Mahmoud Ahmadinejad commence à se construire une image publique, et une réputation de conservateur sévère afin de se positionner en leader d'une seconde révolution visant à éradiquer la corruption et les valeurs occidentales en Iran. Il cherche assez rapidement à remettre en cause les réformes libérales du président Khatami dans sa municipalité de Téhéran. Les valeurs qu'il défend sont celles des déshérités (Mostazafin). Ces déshérités, qui représentent la portion la plus grande des Basij, soutiennent le régime par une vie simple, par le sacrifice et par leur soutien aux idéaux islamiques de justice et de piété. Ahmadinejad se positionne comme le représentant des déshérités et de tous ceux qui ont perdu leurs illusions à cause du fossé grandissant entre riches et pauvres, de la perte des valeurs islamiques.

Ahmadinejad se présente à l'élection présidentielle de juin 2005 et arrive, de manière inattendue, en deuxième position avec 19,4 % des voix derrière l'ancien président Hachemi Rafsandjaniqui obtient 21,1 % des voix. Le candidat conservateur Mohammed Qalibaf, donné second d'après les sondages, se plaint de fraudes massives. Lors du second tour du 24 juin, Ahmadinejad affronte Rafsandjani et l'emporte largement avec 61,69 % des voix contre 35,93 % à Rafsandjani.

Ahmadinejad s'appuie sur les Basijis, dont il partage les valeurs, pour mener sa campagne à l'élection présidentielle. Selon un des collaborateurs, l'élection d'Ahmadinejad à la présidence de la république islamique d'Iran n'est pas un accident mais « est le résultat de deux ans de planification compliquée et aux facettes multiples » par une coalition qui inclut des Commandants des gardiens de la révolution, des représentants du clergé, des dirigeants du mouvement Basij et les amis et alliés qu'Ahmadinejad s'est fait pendant son mandat à la mairie de Téhéran. Un observateur américain a noté que la « génération d'Ahmadinejad s'est sacrifiée pendant la guerre Iran-Irak, et qu'elle souhaite maintenant obtenir quelque chose en retour ».

L'arrivée au pouvoir d'Ahmadinejad a été facilitée par le soutien apporté par le Guide de la Révolution, l'Ayatollah Ali Khamenei, l'homme fort du pays, successeur de Rouhollah Khomeini.

La série dessinée Persepolis, dont elle a tiré un film d’animation avec Vincent Paronnaud –, ils s’en sont servi pour dénoncer la réélection du président Mahmoud Ahmadinejad et les violences qui ont suivi : deux Iraniens en exil...L’histoire débute le 12 juin 2009 : un « sentiment d’espoir électrisant » flotte dans l’air, puisque le candidat Mirhossein Moussavi devrait l’emporter sur le président sortant. Cette certitude remplit de joie la petite Marjane et sa famille. Mais patatras, la victoire d’Ahmadinejad sur Moussavi est déclarée. « Comment ont-il pu dépouiller 40 millions de bulletins à la main, en seulement 24 heures ? », s’interroge le géniteur de la jeune héroïne, pas dupe. En état de choc, les supporters de Moussavi se reprennent et manifestent : 2 millions de personnes envahissent les rues de Téhéran, bientôt à feu et à sang. Le récit se termine les 20 et 21 juin, en dénonçant la mort de douzaines de civils, dont cette jeune fille nommée Neda. « Ne pleure pas, Neda, ta mort ne sera pas vaine », assure la dernière page dans un sursaut d’optimisme.

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Positions politiques au sujet de la Shoah:

Après la publication des caricatures de Mahomet dans le journal Jyllands-Posten en décembre 2005, il dénonce le « mythe du massacre des Juifs » et propose de créer un État juif en Europe, aux États-Unis, au Canada ou encore en Alaska, lors d'un discours retransmis en direct par la télévision d'État iranienne. Il doute de la Shoah, qualifie Israël de « tumeur », et demande à l'Allemagne et à l'Autriche de céder une partie de leur territoire pour établir l'État d'Israël, impliquant un transfert massif de la population juive israélienne sur un autre territoire que l'actuel État d'Israël[.

Le 12 décembre 2006, lors d'une conférence sur l’holocauste organisée à Téhéran en présence des négationnistes Robert Faurisson et Roger Garaudy (condamnés par la justice française), ou encore Serge Thion, révoqué du CNRS pour avoir « remis en cause l'existence de crimes contre l'humanité », Ahmadinejad essaie de justifier ses propos d'octobre 2005, qui avaient lancé une polémique quand il avait déclaré qu'Israël allait disparaître[.

Le 20 avril 2009, le président iranien s'exprimant à la conférence de Durban II, accuse le Conseil de sécurité d'avoir « donné le feu vert aux sionistes pour poursuivre leurs crimes Il ajoute que les dirigeants d'Israël sont « les plus cruels et les racistes les plus répressifs » et condamne des « grandes puissances » pour avoir aidé à la création d'Israël « au prétexte de la souffrance juive » après la Shoah. Son discours provoque un tollé, et la plupart des représentants des pays de l'Union européenne quittent alors la conférence. Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon condamne les propos du président Ahmadinejad, déclarant qu'il avait incité à la haine, l'objectif inverse de la conférence. La France, la Norvège, les États-Unis et Israël ont également condamnés ses propos.

Actualité Du Monsieur!!!!




 



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