Sarko/Fillon (je t'aime pas, moi non plus) et bordel ministériel

Publié le par Pencil et Pinouac

 Dans quelques semaines, cela ne fera pas moins d'un an que notre Nicolas national a reçu les clés du palais de l'Elysée. Alors anniversaire heureux ou calamiteux ? Car, autant le dire, l'euphorie a laissé place au désenchantement tant dans nos circonscriptions que sur les bancs de L'Elysée. Allons-nous en arriver à un cataclysme politico-médiatique ? Sait-on jamais, après tout, ensemble tout devient possible. En tout cas, même Nicolas lui-même, ne peut s'empêcher de préciser entre deux portes, que ce fut l'une des semaines la plus merdique depuis le début (du quinquennat). Et oui, ce que certains redoutaient est arrivé. Souvenez-vous, il y a quelques mois, on nous présentait un gouvernement idyllique, ambiance bonne enfant, ouverte au débat d'idées. Sarkozy un bon chef de casting ? Septique, attentif, on s'interroge. François Fillon, Premier ministre, homme réservé, posé, tempéré, ne semble pas être un challenger trop difficile à évincer au cas où (il faut toujours avoir un plan B). Fillon pendant la campagne, était un membre très actif et comme il se devait, il fut récompensé.
Rappelons tout de même, que ce dernier a rejoint notre Nicolas en 2005, au moment où il n'est pas reconduit au sein du gouvernement Villepin. Sarkozy voyait en Fillon, un chiraquien déçu et blessé, autrement dit, un allié potentiel. 
La suite, vous la connaissez tous. Là où Nicolas pensait que François n'avait pas la carrure d'un Homme politique de premier plan, qu'il flanchirait. Et bien François a relevé le défi. Et de surcroît, la côte de popularité de ce dernier fait bondir Nicolas, qui depuis tant de mois ne cesse d'être de moins en moins apprécié (quoique on pourrait s'interroger sur la véracité des sondages). Autrement dit, Nicolas ne peut plus voir son premier ministre dit populaire, revendiquant un caractère bien trempé. Alors que fait notre Nicolas lorsqu'il voit que son allié d'hier ne semble plus docile, et bien, il le destabilise. Et en politique, notre Nico n'en est pas à son coup d'essai. Ainsi, les français domiciliés au Japon assistent à un discours où François Fillon, avec sa plus grande fermeté, affirme une politique réformiste qui ne fléchira pas. Alors que l'autre côté du globe, ce même jour, Nicolas avoue qu'il renonce, recule.
 Au passage, comprenons qu'à chaque intervention politique, un pavé dans la mare est lancé (carte famille nombreuse...) espère-t-il sans doute ébranler l'opinion ?
En atteste d'ailleurs, la réforme sur les hôpitaux.En effet, la semaine dernière, un sénateur a rendu un rapport relatif à la gestion des hôpitaux, autrement dit, on constatait l'état actuel des choses. Et sans aucune concertation au préalable, monsieur "homme pressé" présente succinctement une vision de l'hôpital de demain pas plus tard qu'aujourd'hui.
De cacophonie en cacophonie s'ajoute la débandade ministérielle. Je vous passe l'épisode NKM avec Jean-Louis Borloo. Nicolas a du souci à se faire, ses protégés lui font vivre des jours exécrables. Et pourtant, il n'a qu'une vingtaine d'élèves. Nicolas est excédé, convoque ses ministres afin de les remettre au pas, c'est lui le chef.
La communication ministérielle en général est à revoir. Il faut dire qu'en cette saison printanière, les sociétés de conseils en communication sont au combien sollicitées par nos chers et chères ministres.

Pour finir, je ne pouvais pas passer à côté du commentaire de Rama Yade rapporté par le Nouvel Obs : "Je n'ai aucun problème avec Rachida Dati, mais nous n'avons pas la même façon de faire de la politique, ni les mêmes centres d'intérêt. J'ai essayé de partager avec elle ma passion pour l'histoire de la Vème République, mais elle ne s'intéresse qu'aux robes, qu'aux soirées...".
Il y aurait du bling bling place Vendôme ? Ah, pauvre Nicolas, les femmes....

Pinouac
Publicité
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
P
Ce que Nicolas Sarkozy semble reprocher à François Fillon, c'est simplement son manque d'implication dans les dossiers difficiles. Et mécaniquement, cela fait que Fillon passe pour le gentil de service quand Sarkozy serait plutôt le méchant...<br /> Il faut bien voir que les ministres ne visent jamais Nicolas Sarkozy. C'est peut-être intéressé - ils veulent faire partie de ceux qui seront encore là dans un an - mais c'est un fait. Ils lui doivent leur place et sont assez souvent en accord avec lui, en ce qui concerne leurs dossiers en tout cas. Les couacs viennent plus souvent du fait que les ministres, même de la majorité, viennent d'origines différentes. Mais ça a toujours été le cas. Simplement, les médias étaient mieux tenus à l'écart précédemment.
Répondre