pétrole, de la banalité à la rareté ?

Publié le par Pencil et Pinouac

Carte d'identité

Nom :
Pétrole, roche liquide carbonée. Energie fossile, son exploitation est l’un des piliers de l’économie industrielle contemporaine, car il fournit la quasi totalité des carburants liquides. Le pétrole est aussi souvent appelé « or noir » en référence à sa couleur noire et à son prix élevé.

Principaux producteurs :
Régions productrices de pétrole dans le monde

Quelques chiffres :

La production mondiale est d’environ 80 Mbbls/j, dont 34 proviennent des pays membres de l’
OPEP
.
L'Union européenne consomme 14,7 Mbbls/j, ce qui est relativement peu pour l’importance économique de cette zone.
7,4 pour l'OPEP, ce qui représente une consommation énorme comparée à la taille de l’économie de ces pays, s’expliquant par des prix extrêmement bas sur les marchés intérieurs.
Le cas extrême est celui du Venezuela, où l’essence est vendue 4 centimes d’euro le litre.
Et 2,8 pour ce qui est de l'Afrique, soit moins de 3,5% de la consommation mondiale.

Evolution du prix du baril (159 litres) de pétrole depuis ces trente dernières années






























Ainsi, à la question de savoir si le prix du baril va encore augmenter de façon significative, le PDG de Total, Christophe de Margerie confiait au magazine Capital de Mars 2008 :
"Nous ne sommes pas au pic des réserves, mais au pic de la production. Et, comme la marge de manoeuvre est très faible, il suffit de peu de chose pour que les prix se tendent. Le baril est retombé de 100 à 88, mais pas à 50, parce que les fondamentaux persistent : une forte croissance tirée par la Chine et l'Inde malgré un ralentissement aux Etats-Unis et en Europe, l'absence de nouvelles capacités de production, des risques géopolitiques dans de nombreux pays producteurs en Afrique, en Amérique latine, au Moyen-Orient...Et les déclarations de certains leaders politiques, notamment le président Bush, à l'égard de l'Iran, n'ont pas arrangé la situation. Il faut que les responsables qui se plaignent du pétrole cher assument les conséquences de leur propos."

Ce n'est pas un scoop, le prix du baril de brent ne cesse d'augmenter depuis des années, jusqu'à passer la barrière symbolique des 100 dollars (113 dollars à l'heure actuelle). Parallèlement à cela, les ménages français depuis pas moins d'un an, alertent le monde politique quant à leur pouvoir d'achat fragile.

Que faut-il en penser ?

D'un côté, la demande mondiale de pétrole est en perpétuelle progression, en outre alimentée par la croissance des pays notamment asiatiques. Et de l'autre, l'offre de pétrole sur le marché reste constante (Monsieur Margerie résume bien la situation). Logiquement donc, la rareté de ce bien étant démontrée, les prix ne peuvent qu'augmenter. Oui, mais cela devient de plus en plus difficile, pour les ménages français de suivre lorsqu'ils font leur plein d'essence. Ainsi, un nouveau débat est lancé concernant les taxes prélevées à la pompe. Car, le savez-vous, la TVA (taxe sur la valeur ajoutée) et la TIPP (taxe intérieure sur les produits pétroliers) représentaient pas moins de 55% du prix du litre de diesel en 2007. Autant dire que cela n'est pas négligeable mais est-ce une bonne idée ? Sans doute, à court terme, quoique cela serait une perte importante pour l'Etat. Mais cela aurait la potentialité de réalimenter la demande. Je veux dire par là, que les ménages pourraient avoir tendance à revenir à un niveau de consommation tel qu'ils avaient auparavant.
Peut-être sommes-nous enfin arrivés à une époque charnière ? Une époque, où enfin, une prise de conscience est établie. Nous devons penser à l'après-pétrole comme jamais nous l'avons fait.
Les ménages notamment prennent conscience de cela car le prix à la pompe semble dépasser un seuil critique quant à leur revenu. En effet, si la courbe de demande de l'essence est très inélastique, c'est-à-dire, que le niveau de la demande n'est pas fonction du prix pendant un certain temps, ce n'est plus d'actualité ces derniers temps.
L'après-pétrole est donc l'une des priorités des grands de ce monde. Quant à savoir si la prolifération de biocarburants de première génération (utilisant des produits agricoles) est une bonne solution. Et bien, ne cela ne serait que déplacer le problème.

Ah les matières premières, quelle épopée !

Pinouac                                                                                             (wikipédia et http://inflation.free.fr)

Publié dans Economica

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lewalis 22/06/2008 21:37

Il ne faut pas négliger l'impact des spéculations dû aux fonds de pensions ou même aux particuliers!

Je t'invite a aller voir également mon blog, ou j'ai fais un article sur le pétrole!

Bonne continuation